Pravastatine axapharm, comprimés sécables

Composition

Principes actifs

Pravastatine sodique.

Excipients

Monohydrate de lactose 134.025 mg (20 mg comprimés) resp. 268.050 mg (40 mg comprimés)

Cellulose microcristalline (E460)

Oxyde de magnésium lourd (E530)

Croscarmellose sodique (E468)

Oxyde de fer (jaune) (E172)

Povidone K-30

Stéarate de magnésium.

Un comprimé contient max. 1.7 mg (20 mg comprimés) resp. max. 3.4 mg (40 mg comprimés) de sodium.

Forme pharmaceutique et quantité de principe actif par unité

Comprimés de 20 mg (sécables) et 40 mg (sécables).

Indications/Possibilités d’emploi

Prophylaxie secondaire après infarctus du myocarde ou après hospitalisation due à langor instable chez les patients avec des taux de cholestérol normaux ou légèrement élevés (voir «Propriétés/Effets»: résultats des études cliniques concernant leffet de la pravastatine sur la mortalité, la morbidité etc.).

Coronaropathie lors dhypercholestérolémie, lorsquun régime diététique sest prouvé insuffisant.

Réduction des taux élevés de cholestérol total, de cholestérol LDL, d’apolipoprotéine B et de triglycérides chez les patients souffrant d’hypercholestérolémie primaire et d’hyperlipidémie combinée (de type IIa, IIb et III selon Fredrickson).

Posologie/Mode d’emploi

Avant le traitement, le patient sera mis sous un régime pauvre en cholestérol qui devrait être poursuivi durant la thérapie.

Avant linstauration du traitement, il faudrait de plus exclure toute autre maladie de base ou affection qui pourrait provoquer des troubles du métabolisme lipidique (par ex. obésité, diabète sucré insuffisamment contrôlé, hypothyroïdie, syndrome néphrotique, dysprotéinémie, maladies obstructives du foie, traitements concomitants, alcoolisme); de plus, un profil lipidique sera établi.

Posologie usuelle

La posologie initiale et de maintien est en général de 10 à 40 mg en une seule prise par jour. Les comprimés Pravastatine axapharm sont avalés sans les mâcher, avec du liquide; ils sont pris le soir et indépendamment dun repas. Une seule application avant le coucher est aussi efficace que deux applications pendant la journée et est légèrement plus efficace que la prise matinale (peut-être parce que la synthèse du cholestérol se fait principalement durant la nuit; voir aussi «Pharmacocinétique: Absorption»).

Une adaptation de la posologie devrait être effectuée individuellement – au plus tôt après 4 semaines (effet maximal) et selon les taux des lipides.

Posologie pour le traitement de la prophylaxie secondaire après infarctus du myocarde: 40 mg par jour. Si lon atteint un taux des LDL denviron 3.2 mmol/l, on pourrait considérer une posologie inférieure à 40 mg pour réduire le risque deffets coronaires (voir aussi «Propriétés/Effets: Résultats obtenus de létude CARE»).

Instructions posologiques particulières

Enfants et adolescents souffrant d’hypercholestérolémie hétérozygote familiale

Chez les patients âgés de 14 à 18 ans, la dose recommandée est de 10 à 40 mg de Pravastatine axapharm une fois par jour. Il n’existe pas de données sur des doses supérieures à 40 mg. Chez les enfants âgés de 8 à 13 ans, la dose maximale est de 20 mg une fois par jour (les doses supérieures à 20 mg n’ont pas été étudiées chez cette population). L’administration de Pravastatine axapharm n’est pas recommandée chez les enfants de moins de 8 ans, en raison du manque d’expérience.

Personnes sous ciclosporine

Chez les sujets traités à la ciclosporine seule ou en association, on devrait commencer le traitement par une dose initiale quotidienne de 10 mg de Pravastatine axapharm. Laugmentation de la posologie devrait se faire avec prudence. La plupart des personnes traitées par une association ciclosporine/pravastatine ont reçu une posologie maximale de 20 mg par jour; voir aussi «Interactions».

Personnes âgées et patients présentant des troubles de la fonction rénale

Parce que les données disponibles sont limitées, on recommande dadministrer des doses plus faibles aux sujets âgés (>65 ans) et aux patients avec insuffisance rénale.

Patients présentant des troubles de la fonction hépatique

Voir «Contre-indications», «Mises en garde et précautions» et «Effets indésirables».

Traitement associé à lacide nicotinique, au probucol et aux résines échangeuses dions

Les études pharmacocinétiques portant sur les interactions pharmacocinétiques associant la pravastatine à lacide nicotinique et au probucol nont révélé aucune affection de la biodisponibilité de la pravastatine; voir aussi «Interactions».

Leffet de Pravastatine axapharm (abaissement du taux de cholestérol total et du LDL cholestérol) peut être potentialisé par ladministration concomitante dune résine échangeuse dions qui lie les acides biliaires (colestyramine, colestipol). Dans ce cas, Pravastatine axapharm devrait être administré au moins une heure avant ou plus de quatre heures après la résine; voir aussi «Interactions».

Contre-indications

Hypersensibilité connue à lun des constituants des comprimés.

Maladie hépatique active et élévation persistante inconnue des transaminases (SGOT (ASAT), SGPT (ALAT); >3 fois la valeur normale supérieure) et cholestase (voir aussi «Mises en garde et précautions» et «Effets indésirables: Affections hépatobiliaires»).

Grossesse, allaitement (voir aussi «Grossesse, Allaitement»).

Mises en garde et précautions

Affections du foie

Pravastatine axapharm devrait être utilisé avec prudence lorsque lanamnèse révèle une maladie hépatique ou une forte consommation dalcool (voir «Effets indésirables: Affections hépatobiliaires»).

Comme avec dautres agents hypolipémiants, il faudrait contrôler régulièrement les valeurs hépatiques (transaminases) durant le traitement par Pravastatine axapharm. On surveillera particulièrement attentivement les sujets dont les transaminases sélèvent au cours du traitement; chez ces patients, il faudrait immédiatement répéter les analyses et les effectuer plus fréquemment. Au cas où lalanine aminotransférase (ALAT, SGPT) et laspartate aminotransférase (ASAT, SGOT) progresseraient à plus de 3 fois la valeur normale ou persisteraient, on devrait arrêter le traitement. Voir aussi «Contre-indications» et «Effet indésirables: Affections hépatobiliaires».

Après lintroduction sur le marché, on a rapporté dans de rares cas une insuffisance hépatique mortelle ou non mortelle chez des patients traités par des statines, y compris par pravastatine. Le traitement par la pravastatine doit immédiatement être interrompu si des lésions hépatiques sévères accompagnées de symptômes cliniques et/ou dhyperbilirubinémie ou dictère surviennent. Le traitement par la pravastatine ne doit pas être repris si aucune autre cause de la maladie ne peut être identifiée.

Diabète sucré

Certains indices suggèrent que la classe des statines provoque une augmentation de la glycémie. Chez certains patients présentant un risque accru de développer un diabète, cet effet peut conduire à un degré dhyperglycémie nécessitant un traitement antidiabétique approprié. Ce phénomène nest toutefois pas une raison darrêter le traitement aux statines, étant donné que la réduction du risque vasculaire obtenue sous statines lemporte sur le risque de diabète. Les patients à risque (glycémie à jeun de 5.6 à 6.9 mmol/l, IMC >30 kg/m2, taux accrus de triglycérides, hypertension) doivent être surveillés aussi bien cliniquement que biochimiquement selon les recommandations nationales.

Hypercholestérolémie familiale homozygote

Lors dhypercholestérolémie familiale homozygote qui survient rarement, il manque aux sujets des récepteurs cellulaires des LDL, doù leffet plus faible dun inhibiteur de la HMG-CoA réductase. On ne dispose pour ces cas daucune expérience clinique avec Pravastatine axapharm.

Personnes âgées et personnes avec insuffisance rénale

Voir aussi «Posologie/Mode demploi: Instructions posologiques spéciales».

Muscles du squelette

Myopathie/Rhabdomyolyse

Le risque dune myopathie et dune rhabdomyolyse pourrait être accru lors du traitement associé aux inhibiteurs du cytochrome P450 (en particulier lisoenzyme 3A4) ou lors du traitement associé aux fibrates ou à la ciclosporine (voir aussi «Interactions»).

Des contractures et des fissurations musculaires, y compris des déchirures musculaires ont été signalées pendant le traitement par pravastatine.

Il convient de conseiller aux patients qui subissent des troubles musculaires (douleurs, crampes ou faiblesse) inexplicables au cours du traitement de consulter immédiatement leur médecin afin quil puisse prendre les mesures nécessaires; voir aussi le chapitre suivant «Contrôle et interprétation du taux de la créatine kinase».

Contrôle et interprétation du taux de la créatine kinase

Il nest pas recommandé de faire des contrôles de routine du taux de la créatine kinase (CK) ou dautres enzymes musculaires chez les patients asymptomatiques recevant une thérapie par une statine. Cependant, avant ladministration d’une statine, on recommande de mesurer la CK chez les personnes particulièrement prédisposées et les patients qui ont subi des symptômes musculaires sous le traitement par une statine (voir description ci-dessous). Au cas où la valeur initiale de la CK serait significativement élevée (>5 fois la limite supérieure de la norme), on recommande de mesurer la créatine kinase encore une fois environ 5 à 7 jours plus tard afin de confirmer les résultats. Le taux mesuré sera évalué en relation avec dautres facteurs potentiels qui pourraient provoquer des troubles musculaires passagers (par ex. efforts physiques intenses, traumatisme musculaire).

Avant le traitement: La prudence simpose chez les patients avec une prédisposition (par ex. âge avancé (>65), insuffisance rénale, hypothyroïdie non contrôlée (hypothyréose), antécédents de toxicité musculaire sous traitement par des statines ou par des fibrates, maladie musculaire héréditaire ou prédisposition pour une maladie musculaire en raison danamnèse familiale, abus dalcool). Dans ces cas, on devrait mesurer la CK avant linstauration du traitement. Un contrôle de la CK avant la thérapie sera aussi envisagé chez les patients âgés de plus de 70 ans, particulièrement lorsquils ont dautres prédispositions. Au cas où la CK serait significativement élevée (valeur initiale >5 fois la limite supérieure de la norme) on renoncera au traitement et on mesurera la CK encore une fois 5 à 7 jours plus tard. La valeur initiale de la créatine kinase pourrait être utile comme référence au cas où le taux augmenterait plus tard durant la thérapie par la statine.

Durant le traitement: Les patients devraient être avisés dinformer leur médecin immédiatement de tous les troubles musculaires (douleurs, tensions, faiblesses, crampes) détiologie inconnue. Dans ces cas, on procédera au contrôle de la CK. Si celle-ci est significativement élevée (>5 fois la limite supérieure de la norme), il faudrait arrêter le traitement par la statine. Larrêt du traitement sera également envisagé si les symptômes musculaires sont sévères et posent une gêne quotidienne pour le patient, même au cas où la CK serait 5 fois de la norme. Si les symptômes régressent et le taux de la CK se normalise, on pourrait envisager la ré-introduction du traitement par la statine, tout en utilisant la dose la plus basse et en surveillant le patient de près. Si lon suspecte le patient davoir une maladie musculaire héréditaire, on ne recommandera pas la ré-introduction du traitement par la statine.

Dans de très rares cas, une myopathie nécrosante immuno-médiée (immune-mediated necrotizing myopathy, IMNM) a été signalée pendant ou après le traitement par certaines statines, en ce compris la pravastatine. Les caractéristiques cliniques dune IMNM sont une faiblesse musculaire proximale persistante et des valeurs accrues de créatine kinase sérique, qui demeurent importantes malgré larrêt du traitement aux statines.

Dans de rares cas, des statines ont entraîné une myasthénie grave ou une aggravation d’une myasthénie grave ou d’une myasthénie oculaire préexistantes (voir «Effets indésirables»). Il convient d’arrêter le traitement par Pravastatin axapharm en cas d'aggravation des symptômes. Des récidives ont été rapportées lors de la reprise du traitement par la même statine ou lors de l’instauration d’un traitement par une autre statine.

Des cas de myopathie, y compris de rhabdomyolyse, ont été rapportés lors de ladministration concomitante de pravastatine et de colchicine. Par conséquent, la prescription simultanée de pravastatine et de colchicine doit être faite avec prudence (voir également «Interactions»).

Les inhibiteurs de la HMG-CoA réductase (statines), Pravastatine axapharm y compris, ne doivent pas être utilisés conjointement à des préparations systémiques à base dacide fusidique.

Des cas de rhabdomyolyse (avec décès dans quelques cas) ont été signalés chez des patients qui recevaient des préparations systémiques à base dacide fusidique en association à des statines (voir «Interactions»).

Le traitement par Pravastatine axapharm doit être arrêté pendant une thérapie systémique à base dacide fusidique qui savère indispensable. Les patients doivent être informés quils doivent solliciter un avis médical immédiatement sils remarquent des signes de faiblesse, de douleurs ou de sensibilité musculaires.

Le traitement aux statines peut reprendre 7 jours après la dernière dose dacide fusidique.

Dans des situations exceptionnelles, si un traitement systémique continu par acide fusidique est nécessaire, lutilisation concomitante de Pravastatine axapharm et dacide fusidique ne doit être envisagée quau cas par cas et sous étroite surveillance médicale.

Pneumopathie interstitielle

Avec certaines statines, dont la pravastatine, des cas isolés de pneumopathie interstitielle ont été signalés, en particulier en cas de traitement à long terme (voir «Effets indésirables, Étude observationnelle post-marketing»). Les symptômes peuvent comprendre: détresse respiratoire (dyspnée), toux sèche et détérioration de la santé globale (fatigue, perte de poids et fièvre). Si lon suspecte que le patient a contracté une pneumopathie interstitielle, le traitement aux statines doit être arrêté.

Enfants de moins de 8 ans

L’administration de Pravastatine axapharm n’est pas recommandée chez les enfants de moins de 8 ans, en raison du manque dexpérience.

Excipients

Les patients présentant une intolérance héréditaire au galactose, un déficit total en lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.

Ce médicament contient moins de 1 mmol de sodium (23 mg) par comprimé, c.-à-d. qu’il est essentiellement «sans sodium».

Interactions

Inhibiteurs des isoenzymes 3A4 du cytochrome P450 (par ex. itraconazole, diltiazem, ciclosporine)

Des études in vitro ont démontré que la pravastatine ne présente quune faible affinité pour le cytochrome P450 3A4. Donc, le métabolisme par lisoenzyme 3A4 du cytochrome P450 ne joue aucun rôle important (voir aussi «Pharmacocinétique: Métabolisme»).

Chez des volontaires sains, on na pas trouvé dinteractions significatives entre la pravastatine et litraconazole ou le diltiazem.

Une étude d’interaction avec la ciclosporine a montré une élévation des taux de pravastatine (AUC = 2.3 fois et Cmax = 2.6 fois). Les taux de ciclosporine n’ont pas été mesurés.

Par contre, deux études portées sur des transplantés cardiaques et rénaux ont révélé des taux élevés de pravastatine (5 fois supérieurs à la valeur AUC). Aucun cas de myopathie na été observé dans les études cliniques incluant 100 sujets transplantés (76 transplantations du cœur et 24 transplantations du rein) sous traitement par lassociation pravastatine (10-40 mg par jour) et ciclosporine sur une période de 2 années au maximum; certains patients ont même reçu un immunosuppresseur additionnel (voir aussi «Effets indésirables: Affections musculosquelettiques et du tissu conjonctif»).

Antipyrines (phénytoïne, quinidine, etc.)

La clairance des antipyrines, qui se fait par le système du cytochrome P450, na pas été modifiée par ladministration simultanée de la pravastatine. Dautre part, la pravastatine ne semble pas entraîner une induction des enzymes hépatiques intervenant dans le métabolisme de ces substances. Par conséquent, des interactions avec dautres substances métabolisées par le système du cytochrome P450 sont improbables.

Résines échangeuses dions liant les acides biliaires (colestyramine, colestipol)

Lorsque la pravastatine a été administrée au moins 1 heure avant ou 4 heures après la colestyramine, ou 1 heure avant le colestipol et un repas standard, on na observé aucune réduction cliniquement significative de la biodisponibilité ou de leffet clinique du médicament (voir «Posologie/Mode demploi: Instructions posologiques spéciales»). La biodisponibilité de la pravastatine se trouve diminuée lors de ladministration simultanée (diminution de lAUC: 40-50%).

Acide acétylsalicylique et antacides (1 heure avant ladministration de la pravastatine), cimétidine, acide nicotinique ou probucol

Aucune influence sur la biodisponibilité de la pravastatine.

Antagonistes de la vitamine K

Comme avec les autres inhibiteurs de l’HMG-CoA réductase, l’initiation du traitement par pravastatine ou l’augmentation de la dose de pravastatine peut entraîner une augmentation du rapport normalisé international (INR/International normalized ratio) chez les patients qui sont également traités par des antagonistes de la vitamine K (par ex. la warfarine ou d’autres anticoagulants de type coumarinique). L’arrêt du traitement par pravastatine ou la réduction de la dose de pravastatine peut entraîner une diminution de l’INR. Dans de telles situations, des contrôles appropriés de l’INR sont nécessaires.

Macrolides

Les macrolides peuvent augmenter lexposition aux statines sils sont utilisés en association. Dans une étude dinteraction avec lérythromycine, une augmentation statistiquement significative de lAUC (70%) et de la Cmax (121%) a été observée pour la pravastatine; dans une étude avec la clarithromycine, ces paramètres de la pravastatine ont été significativement augmentés sur le plan statistique (AUC = 110% et Cmax = 127%). Aucune élévation de la demi-vie (T1/2) na été observée.

Même si ces variations de la biodisponibilité de la pravastatine étaient modérées, la pravastatine ne doit être utilisée quavec prudence lorsquelle est associée à des antibiotiques macrolides en raison du risque potentiel accru de myopathies.

Fibrates

Lutilisation de fibrates seuls a occasionnellement été associée à une myopathie. Un risque accru dévénements indésirables musculosquelettiques, y compris la rhabdomyolyse, a été signalé lorsque les fibrates étaient administrés avec dautres statines. Ces événements indésirables ne pouvant pas être exclus avec la pravastatine, il faut généralement éviter lassociation de pravastatine et de fibrates (par ex. gemfibrozil, fénofibrate). Lorsque cette association est considérée comme nécessaire, une surveillance clinique étroite simpose, couplée à une surveillance de la créatine phosphokinase (CPK) sérique.

Une étude réalisée avec un nombre limité de patients sous traitement associant la pravastatine (40 mg par jour) et le gemfibrozil (1200 mg par jour) na révélé aucun cas de myopathie, bien quon ait observé parfois des élévations de la CK et des symptômes musculosquelettiques (par ex. douleurs musculaires).

Antifongiques de la classe des dérivés azolés

Les statines et les antifongiques de la classe des dérivés azolés inhibent la biosynthèse du cholestérol à différents niveaux. Chez les patients recevant de la ciclosporine et nécessitant un traitement antifongique systémique par un agent azolé, il faudrait interrompre ladministration de Pravastatine axapharm temporairement. Les patients qui ne reçoivent pas de ciclosporine devraient être surveillés attentivement lorsquils sont mis sous traitement systémique par un antifongique azolé.

Préparations systémiques à base dacide fusidique

Lassociation de statines, y compris la pravastatine, et dacide fusidique peut entraîner des rhabdomyolyses potentiellement mortelles. Des cas de rhabdomyolyse (dont certains ont entraîné le décès) ont été signalés chez des patients qui recevaient des préparations systémiques à base dacide fusidique en association à des statines (voir «Mises en garde et précautions»). Le mécanisme régissant cette interaction nest pas connu.

Le traitement par Pravastatine axapharm doit être arrêté pendant une thérapie systémique à base dacide fusidique qui savère indispensable.

Le traitement par Pravastatine axapharm peut reprendre sept jours après ladministration de la dernière dose dacide fusidique.

Colchicine

Précautions d’emploi: en raison du risque accru de myopathie/rhabdomyolyse, une surveillance clinique et biologique est recommandée, en particulier lors de l’initiation du traitement associant la pravastatine et la colchicine.

Acide nicotinique

Le risque de toxicité musculaire est accru lors de l’administration concomitante de statines et d’acide nicotinique. Dans une étude, il a été rapporté que les patients chinois ayant reçu de l’acide nicotinique et du laropiprant simultanément avec la simvastatine ont présenté une fréquence plus élevée de myopathie et de rhabdomyolyse par rapport aux patients caucasiens.

Rifampicine

Dans une étude d’interaction dans laquelle la pravastatine a été administrée en même temps que la rifampicine, une augmentation presque triple de l’AUC et de la Cmax de la pravastatine a été observée. Par conséquent, la prudence est de mise lorsqu’on associe la pravastatine et la rifampicine si les deux médicaments sont administrés en même temps. Aucune interaction n'est attendue si les deux médicaments sont pris à au moins deux heures d’intervalle.

Lénalidomide

Le risque de rhabdomyolyse est augmenté lorsque les statines sont associées au lénalidomide. Une surveillance clinique et biologique accrue est indiquée, notamment au cours des premières semaines de traitement.

Autres thérapeutiques

On ne connaît aucune interaction cliniquement significative entre la pravastatine et les agents thérapeutiques suivants: diurétiques, antihypertenseurs, glucosides digitaliques, inhibiteurs de lECA, antagonistes de calcium, bêta-bloquants et nitroglycérine.

Grossesse, Allaitement

Grossesse

Pravastatine axapharm est contre-indiqué pendant la grossesse (voir aussi «Contre-indications»).

Lathérosclérose est un processus chronique, et une interruption du traitement hypolipémiant chez la femme enceinte na quune légère influence, à long terme, sur lhypercholestérolémie primaire. Le cholestérol et ses dérivés sont essentiels pour le développement du fœtus (y compris la synthèse des stéroïdes et des membranes cellulaires). Comme les statines pourraient également inhiber la synthèse dautres dérivés bioactifs du cholestérol, on ne peut pas exclure une affection du fœtus lors du traitement par ces agents durant la grossesse.

On connaît quelques cas de malformations congénitales chez des nourrissons dont les mères, lorsquelles étaient enceintes, avaient pris une statine.

Durant la thérapie par Pravastatine axapharm, des mesures anticonceptionnelles fiables simposent chez les femmes en âge de procréer. Les patientes doivent être avisées des risques signalés et de l’importance d’une contraception appropriée.

Lorsquune patiente tombe enceinte au cours de la thérapie par Pravastatine axapharm, il faut arrêter le traitement et informer la patiente sur le risque pour le fœtus.

Allaitement

Bien que seules de petites quantités de pravastatine passent dans le lait maternel, il faudrait renoncer à lallaitement de lenfant au cours du traitement, en raison deffets indésirables potentiels pour le nourrisson.

Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines

Au cas où des effets indésirables surviendraient, ceux-ci pourraient influencer la capacité de réaction, les aptitudes à conduire un véhicule, à utiliser des outils et des machines.

Effets indésirables

Dans le cadre détudes cliniques contrôlées ouvertes, le traitement par la pravastatine a été arrêté chez environ 2% des patients, en raison deffets indésirables associés au médicament.

Des myalgies, myopathies, rhabdomyolyses, polyneuropathies et arthralgies ont été rapportées lors du traitement par des statines (voir aussi ci-dessous «Affections musculosquelettiques et du tissu conjonctif» et chapitre «Mises en garde et précautions»).

Affections hépatobiliaires

Des cas isolés dhépatite ont été rapportés.

Les statines ont été mises en rapport avec une élévation des taux sériques des enzymes hépatiques. On a occasionnellement observé chez les patients traités par la pravastatine une élévation des transaminases sériques à moins de 3 fois la valeur normale supérieure. La signification clinique de cette élévation, qui survient généralement durant les premiers mois du traitement, nest pas connue à ce jour. Dans le cadre détudes cliniques, on a observé chez 0.5% (6 sur 1139) des patients une élévation marquée (plus de 3 fois la valeur normale supérieure) et persistante des taux enzymatiques; aucun symptôme clinique dune maladie hépatique ne sest manifesté et les valeurs élevées se sont normalisées après larrêt du traitement (à lexception de deux patients). Voir aussi «Contre-indications» et «Mises en garde et précautions: Foie».

Affections gastro-intestinales

On a observé des cas isolés de pancréatite lors du traitement par la pravastatine. Aucun lien de cause à effet avec le principe actif na été mis en évidence.

Affections musculosquelettiques et du tissu conjonctif

Des myalgies non compliquées ont été observées lors du traitement par la pravastatine (même incidence que lors du traitement par placebo). Dans le cadre détudes cliniques, on a observé chez moins de 0.1% des patients des myopathies (définition: douleur ou faiblesse musculaire accompagnée dune élévation de la créatine kinase à 10 fois la valeur normale supérieure) qui ont été en corrélation possible avec la pravastatine.

Une rhabdomyolyse accompagnée dune dysfonction rénale, suite à une myoglobinurie, a été observée très rarement sous le traitement par la pravastatine.

La rhabdomyolyse est un effet indésirable potentiellement fatal.

Le risque de myopathie est accru lorsque certaines statines sont co-administrées avec des fibrates, des immunosuppresseurs (y compris la ciclosporine), lérythromycine ou la niacine (acide nicotinique).

Affections oculaires

Chez 820 patients sous traitement par la pravastatine (durée du traitement jusquà un an ou plus) on na observé aucun signe d’opacification du cristallin.

Dans une étude contrôlée par placebo et menée sur env. 300 patients, lopacification du cristallin a été évaluée après 6 et 12 mois.

 

Pravastatine

Nombre de patients (%)

Placebo/contrôle

Nombre de patients (%)

Amélioration

29 (14%)

13 (14%)

Aucun changement

142 (70%)

63 (68%)

Aggravation

31 (15%)

16 (17%)

Total

202

92

La différence entre les patients du groupe pravastatine et du groupe placebo ne sest pas révélée statistiquement significative.

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Le traitement par la pravastatine sest accompagné déruptions cutanées (peu intenses dans la plupart des cas) et de prurit. La posologie et la durée du traitement nont pas pu être mises en relation avec ces effets indésirables.

Affections du système immunitaire

Sous le traitement par la pravastatine, on peut observer des cas isolés de réactions dhypersensibilité accompagnées de lun ou plusieurs des symptômes suivants: œdème de Quincke, réactions anaphylactoïdes (chute de la pression sanguine), dermatomyosite.

Investigations

Elévation des taux des transaminases et du taux de la créatine kinase: voir «Affections hépatobiliaires» et «Affections musculosquelettiques et du tissu conjonctif».

Effets indésirables observés au cours des études à long terme, contrôlées par placebo

Dans les 7 études de morbidité et de mortalité en double aveugle, randomisées et contrôlées par placebo, incluant plus de 21'400 patients traités par la pravastatine (n=10'764) ou placebo (n=10'719), la tolérance et linnocuité de la pravastatine ont été comparables par rapport au placebo. Plus de 19'000 patients ont été traités pendant 4.8 à 5.9 ans (durée médiane); les autres patients ont été traités durant une période de 2 ans ou plus.

Tableau des effets indésirables observés chez ³1% des patients (causalité probable, possible ou incertaine)

Discipline médicale

Pravastatine

(n=10'764)

%

Placebo

(n=10'719)

%

Affections gastro-intestinales

 

 

Dyspepsie/aigreurs

3.5

3.7

Douleurs abdominales

2.4

2.5

Nausées/vomissements

1.6

1.6

Flatulence

1.2

1.1

Constipation

1.2

1.3

Affections musculo-squelettiques et du tissu conjonctif

 

 

Douleurs musculo-squelettiques (y compris arthralgie)

6.0

5.8

Crampes musculaires

2.0

1.8

Myalgie

1.4

1.4

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

 

 

Dyspnée

1.6

1.6

Infections des voies respiratoires supérieures

1.3

1.3

Toux

1.0

1.0

Affections du système nerveux

 

 

Obnubilation

2.2

2.1

Maux de tête

1.9

1.8

Troubles du sommeil

1.0

0.9

Dépression

1.0

1.0

Angoisse/nervosité

1.0

1.2

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

 

 

Eruptions cutanées (rash)

2.1

2.2

Affections cardiaques

 

 

Angine de poitrine

3.1

3.4

Affections du rein et des voies urinaires

 

 

Troubles de la miction (y compris dysurie, nocturie)

1.0

0.8

Affections oculaires

 

 

Troubles visuels (y compris vision floue, diplopie)

1.6

1.3

Troubles généraux

 

 

Fatigue

3.4

3.3

Douleur thoracique

2.6

2.6

Tableau des effets indésirables observés chez <1.0% (incidence totale) des patients; ces effets ont également été observés lors du traitement par dautres statines et dans lexpérience post-marketing

Discipline médicale

Pravastatine

(n=10'764)

%

Placebo

(n=10'719)

%

Affections gastro-intestinales

 

 

Diminution de lappétit

0.3

0.3

Affections musculo-squelettiques et du tissu conjonctif

 

 

Faiblesse musculaire

0.1

<0.1

Affections du système nerveux

 

 

Paresthésies

0.9

0.9

Vertige

0.4

0.4

Insomnie

0.3

0.2

Troubles de mémoire

0.3

0.3

Tremblement

0.1

0.1

Neuropathie (y compris neuropathie périphérique)

0.1

0.1

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

 

 

Prurit

0.9

1.0

Dermatite

0.4

0.5

Sécheresse de la peau

0.2

0.1

Altérations au niveau du cuir chevelu et des cheveux (y compris alopécie)

0.1

0.1

Urticaire

0.1

0.1

Affections oculaires

 

 

Opacité du cristallin

0.5

0.4

Affections du système immunitaire

 

 

Allergie

0.1

0.1

Oedèmes au niveau de la tête et de la gorge

0.1

0.1

Affections endocriniennes

 

 

Dysfonction sexuelle

0.7

0.7

Troubles de la libido

0.3

0.3

Troubles généraux

 

 

Troubles de la gustation

0.1

0.1

Fièvre

0.2

0.2

Flushing

0.1

0.1

Etude observationnelle post-marketing

En plus des événements susmentionnés, les effets indésirables suivants ont également été signalés (fréquence inconnue):

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Angio-œdème, réaction de photosensibilité, dermatomyosite.

Éruption cutanée, y compris éruption lichénoïde.

Affections hépatobiliaires

Insuffisance hépatique mortelle et non mortelle, jaunisse, ictère cholestatique, hépatite, nécrose hépatique fulminante, anomalies au test de la fonction hépatique.

Affections musculo-squelettiques et du tissu conjonctif

Syndrome de type lupus érythémateux, tendinopathie (en particulier tendinite et rupture de tendons), contractures et fissurations musculaires ainsi que déchirures musculaires, polymyosite et myopathie nécrosante immuno-médiée.

Affections du système nerveux

Fréquence inconnue: myasthénie grave.

Affections gastro-intestinales

Pancréatite.

Affections hématologiques et du système lymphatique

Thrombopénie.

Affections psychiatriques

Cauchemars.

Affections oculaires

Fréquence inconnue: myasthénie oculaire.

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Pneumopathie interstitielle.

L’annonce d’effets secondaires présumés après l’autorisation est d’une grande importance. Elle permet un suivi continu du rapport bénéfice-risque du médicament. Les professionnels de santé sont tenus de déclarer toute suspicion d’effet secondaire nouveau ou grave via le portail d’annonce en ligne ElViS (Electronic Vigilance System). Vous trouverez des informations à ce sujet sur www.swissmedic.ch.

Surdosage

Il ny a que de données limitées en ce qui concerne les effets d’un surdosage.

En cas de surdosage, on recommande dinitier une thérapie symptomatique tout en surveillant les paramètres de laboratoire et, si nécessaire, de prendre des mesures de soutien supplémentaires.

Propriétés/Effets

Code ATC

C10AA03, inhibiteur de la HMG-CoA réductase (statine)

Mécanisme d’action

La pravastatine est un principe actif appartenant à la famille des inhibiteurs de la HMG-CoA réductase (statine). Pravastatine axapharm inhibe de manière compétitive la HMG-CoA réductase, lenzyme qui catalyse létape déterminant la vitesse de la biosynthèse du cholestérol. L'effet hypolipémiant repose sur deux mécanismes: dune part, linhibition de la HMG-CoA réductase entraîne une diminution modérée du pool intracellulaire de cholestérol (doù laugmentation compensatoire des récepteurs des LDL à la surface des cellules) et une stimulation de la clairance et du catabolisme des LDL circulants; dautre part, la pravastatine entrave la néosynthèse des LDL par une inhibition de la synthèse hépatique des VLDL, précurseurs des LDL.

Les essais in vitro et lexpérimentation animale ont montré que la pravastatine hydrophile agit très sélectivement sur les tissus hépatique et iléal, cest-à-dire les tissus où la synthèse du cholestérol est la plus prononcée.

Contrairement à dautres statines, la pravastatine ne manifeste quune activité faible, voire nulle, dans les autres tissus (par ex. le cristallin, les testicules, les muscles).

Chez les animaux on na pas trouvé de pravastatine dans le liquide cérébrospinal.

La pravastatine na aucun effet négatif sur les taux plasmatiques de lipoprotéine (a) et de fibrinogène, deux marqueurs de risque biochimiques indépendants bien connus de la maladie coronarienne.

Pharmacodynamique

Aucune information.

Efficacité clinique

Etude clinique sur lhypercholestérolémie primaire chez les adultes

Relation dose-effet de la pravastatine*, administration une fois par jour avant le coucher:

Posologie

Cholestérol total

LDL-C

HDL-C

TG

10 mg

-16%

-22%

+7%

-15%

20 mg

-24%

-32%

+2%

-11%

40 mg

-25%

-34%

+12%

-24%

*Ecart de la valeur de base au bout de 8 semaines de traitement.

Un effet thérapeutique peut être constaté en lespace dune semaine, leffet maximal étant souvent atteint au bout de 4 semaines de traitement et maintenu pendant des traitements prolongés. En outre, la pravastatine réduit le taux plasmatique d’apolipoprotéine B.

Autres études cliniques

Chez les patients souffrant dhypercholestérolémie modérée et dune maladie cardiovasculaire induite par lathérosclérose et chez les patients ayant subi un infarctus du myocarde et présentant un taux de cholestérol moyen (normal), la pravastatine a inhibé la progression de lathérosclérose tout en réduisant la fréquence des accidents cardiovasculaires. En outre, la pravastatine réduit le risque de mortalité totale et de mort due à la cardiopathie coronarienne, la fréquence dévénements coronariens répétés (y compris infarctus du myocarde), la fréquence daccidents vasculaires cérébraux ou dattaques ischémiques transitoires (AIT), la fréquence des revascularisations du myocarde (by-pass, angioplastie coronarienne transluminale percutanée) et les hospitalisations nécessaires à cause de langor instable chez les patients avec des antécédents dinfarctus du myocarde ou dangor instable.

Lors de létude WOSCOP (West of Scotland Coronary Prevention Study), on a étudié 6595 patients masculins (45 à 64 ans) atteints dhypercholestérolémie moyenne à sévère (cholestérol total de 7.0 ± 0.6 mmol/l) et sans antécédents dinfarctus du myocarde.

Outre un traitement standard et des conseils diététiques, les patients ont reçu pendant une durée médiane de 4.8 ans, soit la pravastatine (n=3302) à raison de 40 mg une fois par jour, soit un placebo (n=3293).

Résultats obtenus de l’étude WOSCOP

 

Réduction

p

Paramètre dévaluation primaire:

 

 

Mort due à une coronaropathie ou infarctus du myocarde non mortel

-31%

<0.001

Mortalité cardiovasculaire (y compris accident vasculaire cérébral)

-32%

0.03

Mortalité totale*

-24%

0.04

By-pass ou angioplastie coronarienne transluminale percutanée

-37%

0.009

Coronarographie

-31%

0.007

Mortalité non cardiovasculaire

-11%

p= 0.54 (non significatif)

* Compte tenu des facteurs de risque.

Leffet sest manifesté déjà durant les premiers 6 mois du traitement. La pravastatine a réduit le risque deffets coronariens sévères dans une mesure similaire, sur tout le spectre des valeurs initiales du LDL cholestérol et indépendamment des groupes dâge étudiés.

PLAC-I (Pravastatin Limitation of Atherosclerosis in the Coronary Arteries) et PLAC II (Pravastatin Limitation of Atherosclerosis in the Carotid Arteries) sont des études randomisées, en double aveugle, et contrôlées par placebo, qui ont été menées chez des sujets hypercholestérolémiques.

Résultats obtenus des études PLAC-I et PLAC-II

 

PLAC-I

PLAC-II

 

Coronaropathie, angiographie

Etat après infarctus du myocarde ou coronaropathie angiographique et sclérose carotidienne

Nombre de patients

408

151

Posologie

40 mg

10 à 40 mg

Infarctus du myocarde*

Placebo: 10.5%

Pravastatine: 2.7%

p=0.006

Placebo: 13.3%

Pravastatine: 2.7%

p=0.018

Infarctus du myocarde non mortel et mortalité totale

Placebo: 11.6%

Pravastatine: 4.4%

p=0.02

Placebo: 17.1%

Pravastatine: 6.7%

p=0.049

* Fréquence sur 3 ans, daprès la méthode de Kaplan-Meier.

Lors de létude CARE (Cholesterol and Recurrent Events), on a traité pendant une durée moyenne de 4.9 ans, avec 1× 40 mg de la pravastatine par jour, 4159 hommes et femmes qui, après un infarctus du myocarde, ont présenté un taux de cholestérol total inférieur à 6.2 mmol/l (cest-à-dire un taux de cholestérol normal après un infarctus du myocarde). Le taux initial moyen du cholestérol total était de 5.4 mmol/l. Il en résultait donc, pour les femmes que pour les hommes, une réduction significative du risque de ce paramètre dévaluation.

Résultats obtenus de létude CARE

 

Réduction

p

Paramètre dévaluation primaire:

 

 

Mort due à une coronaropathie ou infarctus du myocarde non mortel

-24%

0.003

By-pass ou angioplastie coronarienne transluminale percutanée

-27%

<0.001

Accident vasculaire cérébral

-31%

0.03

Une analyse multivariée des résultats de létude CARE a révélé que le taux des LDL (réduction au niveau denviron 3.2 mmol/l) est un indicateur significatif mais non linéaire pour la fréquence dévénements coronariens. A condition quun taux des LDL denviron 3.2 mmol/l est atteint (observé chez plus de 90% des patients traités par la pravastatine dans létude CARE), des doses inférieures à 40 mg de la pravastatine par jour pourraient éventuellement réduire le risque deffets coronariens.

Dans létude clinique LIPID (Long Term Intervention with Pravastatin in Ischemic Disease), on a étudié leffet de la pravastatine sur 9014 hommes et femmes avec des taux de cholestérol normaux ou élevés (valeur initiale du cholestérol total = 4.0 à 7.0 mmol/l ou 155 à 271 mg/dl; cholestérol total moyen = 5.6 mmol/l ou 218 mg/dl) et qui, dans les 3 à 36 mois précédents, ont subi un infarctus du myocarde ou une hospitalisation à cause dangor instable. On a inclus des patients avec des larges spectres de valeurs initiales des triglycérides (<5.0 mmol/l (445 mg/dl)), et linclusion na pas été limitée par les valeurs initiales de HDL cholestérol. Au début de létude, 82% des patients ont pris de laspirine, 47% un bêta-bloquant, 35% un antagoniste de calcium et 16% un inhibiteur de lenzyme de conversion de langiotensine. Les patients ont participé pendant une durée moyenne de 5.6 ans (médiane: 5.9 ans) à cette étude multicentrique, pratiquée en double aveugle et contrôlée par placebo.

Résultats de létude LIPID

 

Réduction

p

Paramètre dévaluation primaire:

 

 

Mort due à la coronaropathie

-24%

<0.001

Evénements coronariens (mort due à la coronaropathie ou infarctus du myocarde non-mortel)

-24%

<0.001

Infarctus du myocarde mortel ou non-mortel

-29%

<0.001

Mortalité cardiovasculaire

-25%

<0.001

Mortalité totale

-23%

<0.0001

Revascularisation du myocarde (by-pass ou angioplastie coronarienne transluminale percutanée)

-20%

<0.001

Accident vasculaire cérébral

-19%

<0.05

Hospitalisation

-15%

<0.001

Mortalité totale chez les patients avec antécédents dinfarctus du myocarde

-21%

<0.01

Infarctus du myocarde mortel ou non-mortel chez les patients avec antécédents dinfarctus du myocarde

-25%

<0.001

Mortalité totale chez les patients avec hospitalisation précédente due à langor instable

-26%

<0.01

Infarctus du myocarde mortel ou non-mortel chez les patients avec hospitalisation précédente due à langor instable

-37%

<0.001

La réduction des événements coronariens par la pravastatine dans certains sous-groupes (âge, sexe, état diabétique) était consistante, mais pas significative (due au petit nombre de patients).

Etude clinique chez les enfants et les adolescents

Dans une étude en double-aveugle contrôlée par placebo on a traité durant 2 ans 214 patients pédiatriques âgés d’au moins 8 ans et souffrant d’hypercholestérolémie hétérozygote familiale.

L’étude a démontré chez les enfants (âgés d’au moins 8 ans) et chez les adolescents une réduction moyenne significative du taux LDL-C de 22.9% et du taux de cholestérol total de 17.2% ainsi qu’une réduction du taux de l’apolipoprotéine B.

On n’a pas observé d’influence des paramètres endocriniens (ACTH, hydrocortisone, DHEAS, FSH, LH, TSH, estradiol (population féminine) ou testostérone (population masculine)). On n’a observé aucune différence dans le développement, dans les testicules (grosseur) ou au niveau de la classification selon Tanner (Tanner’s score).

Pharmacocinétique

Absorption

La pravastatine représente la forme active de la substance thérapeutique. Après ladministration par voie orale, le sel de pravastatine est rapidement absorbé, les taux sanguins maximaux étant atteints 1 à 1.5 h après lapplication. Sur la base du taux de récupération urinaire de substance marquée avec un traceur radioactif, on a calculé quen moyenne 34% de la pravastatine administrée par voie orale sont absorbés; la biodisponibilité absolue est denviron 17%.

Leffet hypolipémiant de la pravastatine ne dépend pas de la présence ou de labsence daliments dans le tube digestif. Cest pourquoi la diminution de la biodisponibilité de la pravastatine (observée dans les études de pharmacocinétique) est sans signification clinique.

Les taux sériques de la pravastatine (AUC = area under the curve, Cmax = concentration sérique maximale et Cmin = concentration minimale au steady-state) sont directement proportionnels à la dose administrée.

Une seule prise quotidienne de pravastatine avant le coucher, malgré une biodisponibilité systémique diminuée, est légèrement plus efficace quune prise quotidienne matinale.

Distribution

Le volume de distribution de la pravastatine au steady-state est de 0.5 l/kg (VDss). En raison de labsorption hépatique extensive de la pravastatine et de sa métabolisation, les valeurs des concentrations plasmatiques ne reflètent que de façon limitée leffet hypolipémiant du médicament.

Le taux de liaison aux protéines plasmatiques est denviron 50%; une petite quantité de la dose administrée par voie orale passe dans le lait maternel.

Des études in vitro ont démontré que la pravastatine est absorbée de façon plus significative par les hépatocytes que par dautres cellules.

Métabolisme

Dans le foie, la pravastatine subit un effet de premier passage extensif (env. 66% de la dose absorbée par voie orale).

Le métabolite principal de la pravastatine est le 3-alpha-hydroxy-isomère. Celui-ci développe 1/10 à 1/40 de lactivité inhibitrice de la pravastatine sur la HMG-CoA réductase.

La pravastatine nest pas significativement métabolisée par le système du cytochrome P450 et nest pas un substrat ni un inhibiteur de la P-glycoprotéine.

Élimination

La demi-vie d’élimination plasmatique (T½β) de la pravastatine, après administration par voie orale, est de 1.5 à 2 h. Environ 20% de substance marquée avec un traceur radioactif sont éliminés dans les urines et 70% dans les selles. Après lapplication (par voie intraveineuse) de principe actif marqué avec un traceur radioactif aux sujets bien portants, la clairance corporelle totale sest répartie comme suit: excrétion rénale 47% et voies délimination non rénales 53% (par ex. excrétion biliaire et biotransformation).

Aucune accumulation des taux sanguins na été observée lorsque la substance a été administrée une ou deux fois par jour.

Cinétique pour certains groupes de patients

Lors dinsuffisance rénale ou hépatique, une accumulation du principe actif ne peut être exclue, bien que les deux voies délimination de la pravastatine semblent permettre une excrétion suffisante par un mécanisme compensatoire.

Troubles de la fonction hépatique

Les patients souffrant de cirrhose du foie dorigine alcoolique ont présenté une diminution de la clairance hépatique et une augmentation de lAUC et des taux des métabolites de la pravastatine; par effet compensatoire, lexcrétion rénale a été augmentée.

Troubles de la fonction rénale

En ce qui concerne les patients souffrant d’insuffisance rénale, il n’existe que des données limitées. Dans une étude de pharmacocinétique, les patients avec une insuffisance modérée (n=8) et sévère (n=6) ont montré des taux de l’AUC et de la Cmax de plus de 2 fois élevés.

Patients âgées

Une augmentation de lAUC a également été constatée chez les patients âgés (>65 ans).

Données précliniques

Mutagénicité

Des études génotoxicologiques avec la pravastatine nont montré aucun potentiel mutagène.

Carcinogénicité

Chez les souris, la pravastatine na montré aucun potentiel cancérigène aux doses de 10 à 100 mg/kg/jour, alors que des doses de 250 et de 500 mg/kg/jour (environ 310 fois la dose humaine maximale en mg/kg) ont augmenté de façon statistiquement significative lincidence des carcinomes hépatocellulaires chez les femelles et les mâles. De plus, lincidence des adénomes pulmonaires a été significativement augmentée chez les femelles lorsquelles ont reçu ces dernières doses.

Chez les rats mâles, la pravastatine a augmenté de façon statistiquement significative lincidence des carcinomes hépatocellulaires aux doses de 100 mg/kg/jour (environ 125 fois la dose humaine maximale en mg/kg). De telles altérations nont pas été observées chez les mâles recevant la pravastatine aux doses de 40 mg/kg/jour (50 fois la dose humaine maximale en mg/kg) ou chez les femelles recevant la pravastatine à nimporte quelle dose.

Toxicité sur la reproduction

Une étude chez les rats n’a pas montré d’effets indésirables sur la fertilité ou la reproduction à des doses de pravastatine jusqu’à 500 mg/kg/jour (625 fois la dose humaine maximale en mg/kg).

Une étude portant sur des rates ayant reçu, durant les jours 7 à 17 de la gestation, une dose jusqu’à 1000 mg/kg/jour (1250 fois la dose humaine maximale en mg/kg) n’a révélé aucun signe de toxicité embryo-fœtale ou de tératogénicité.

Une étude chez des lapines ayant reçu, durant les jours 6 à 18 de la gestation, une dose jusqu’à 50 mg/kg/jour (environ 60 fois la dose humaine maximale en mg/kg), n’a révélé aucun signe de toxicité embryo-fœtale ou de tératogénicité.

Remarques particulières

Stabilité

Le médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention «EXP.» sur le récipient.

Remarques particulières concernant le stockage

Conserver à température ambiante (15-25°C) dans l’emballage original et hors de la portée des enfants.

Numéro d’autorisation

65237 (Swissmedic).

Présentation

Pravastatine axapharm 20 mg: 30 et 100 comprimés sécables (avec rainure de fragmentation). (B)

Pravastatine axapharm 40 mg: 30 et 100 comprimés sécables (avec rainure de fragmentation). (B)

Titulaire de l’autorisation

axapharm ag, 6340 Baar.

Mise à jour de l’information

Mai 2023.